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Le TDA/H

Le Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité (TDA/H) est un syndrome composite associant difficultés d’attention, hyperactivité et impulsivité. Les symptômes apparaissent dans l’enfance et ils évoluent avec l’âge jusque chez l’adulte. Leur retentissement peut être sévère tout au long de la vie, justifiant un diagnostic et des soins appropriés.
 
TDA/H est le nom le plus fréquemment utilisé pour un syndrome que l’Organisation Mondiale de la Santé reconnait sous l’appellation Troubles Hyperkinétiques. Chez l’enfant, sa fréquence est élevée dans tous les pays du monde où des investigations ont été réalisées, quel que soit le degré de développement du pays considéré. Chez l’adulte, une enquête de l’OMS, dans un panel varié de pays, montre que souvent le syndrome persiste.

Le TDA/H n’est pas une découverte récente de la psychiatrie. Il y a plus d’un siècle en Europe initialement, des médecins décrivaient des troubles similaires chez les enfants d’âge scolaire mais aussi chez des adultes. Depuis plusieurs décennies, ces troubles constituent un enjeu de Santé publique en raison du nombre de patients atteints. Actuellement le TDA/H est la cause la plus fréquente de consultation en psychiatrie de l’enfant, dans le monde.

Le TDA/H entrave le développement des enfants en nuisant à leurs apprentissages scolaires, en dégradant leur vie familiale et en altérant les relations avec leurs pairs. À l’adolescence et à l’âge adulte, les symptômes évoluent vers une diminution de l’hyperactivité, mais avec la persistance d’une impulsivité et d’un déficit d’attention invalidants affectant durablement la vie quotidienne personnelle, familiale, sociale et professionnelle.

La France a accumulé un retard important dans le diagnostic et les soins que nécessitent ce syndrome, à l’origine de nombreux préjudices pour les personnes – au premier chef les enfants – et pour la société.

Les Troubles comorbides

  • Des troubles psychiatriques, neurologiques et développementaux sont associés au TDA/H, plus souvent que ne le voudrait le hasard.
 
Chez l’enfant, ce sont les troubles oppositionnels et les troubles des conduites, les troubles thymiques et anxieux, les troubles autistiques, les tics, les troubles du sommeil et les troubles sphinctériens, les troubles des apprentissages du langage écrit ou du calcul, et enfin les troubles de la coordination motrice. Chez l’adolescent puis l’adulte, s’y ajoutent les conduites à risque et les troubles de la personnalité. Dans les tableaux cliniques complexes qui découlent de ces intrications, le TDA/H doit être reconnu comme chacun des autres troubles, y compris à l’âge adulte, afin d’offrir au patient la meilleure stratégie de soins.

Une approche scientifique

Le TDA/H est concerné par le débat «nature versus culture» qui traverse les travaux consacrés au développement normal ou pathologique de l’individu. Les causes du syndrome restent inconnues, alors que leur nature organique, psychologique et sociale est discutée depuis un siècle. Quel que soit le domaine de recherches - sciences biologiques, sciences médicales, neurosciences, psychologie, sciences de l’éducation - les progrès dans la connaissance du TDA/H ne résultent que de l’application de méthodes rationnelles, reproductibles et vérifiables, caractérisant l’activité scientifique. Il en va de même dans l’élaboration des stratégies de soins, médicamenteuses ou non.
Médecins et chercheurs travaillent ensemble dans le monde à mieux comprendre les mécanismes du TDA/H, ainsi qu’à définir les meilleurs traitements.
 

  • TDA/H Ressources est une association à but non lucratif (loi 1901)
• indépendante de tout financement de l’industrie pharmaceutique,
• dont les ressources proviennent des cotisations de ses membres, de dons et subventions, et des actions de formation qu’elle entreprend.

  • TDA/H Ressources défend
• la promotion de la recherche scientifique dans tous les domaines liés au TDA/H, par une interaction constante avec des chercheurs de haut niveau, en France en Europe et dans le Monde,
• la mise à jour et la diffusion des connaissances sur le TDA/H, auprès des professionnels
• le partage avec les patients et leurs familles, ainsi que le public, d’une information de qualité, accessible au non spécialiste, seul moyen de lutter contre la circulation des fausses évidences sans fondements démontrés, et afin de donner espoir en rappelant que le TDA/H est compatible avec vie adulte épanouie et créatrice.